Axelle&Cie - 1 an déjà

Il y a un an le projet Axelle&Cie existait enfin pour de vrai, avec un petit papier officiel, un numéro de SIRET et tout ce qui va avec. Il ne s’agissait plus simplement de rêver, imaginer, suggérer, planifier… mais bel et bien d’inventer, de fabriquer et de diffuser des créations. Et après un an, on peut dire que c’est mission accompli ! Comme un bébé, a un an, Axelle&Cie tient debout et marche plutôt bien. Alors parce que ce n’est pas rien, on a eu envie de fêter ça avec vous, qui suivez le projet depuis sa naissance et avez aidé à le faire GRANDIR !!!

Pendant 6 jours, à partir d’aujourd’hui 25 août (date d’anniversaire !) et jusqu’au 31 août, tous les vêtements sur la boutique en ligne sont à -20% ! Eh oui !

Pourquoi on fait ça ?

  • Déjà, parce qu’on a envie de marquer le coup !
  • Ensuite parce que c’est la fin de la saison, et que l’on a besoin de faire de la place dans l’atelier pour la collection automne-hiver !
  • Enfin parce qu’après avoir sillonné les routes cet été, la boutique mobile d’Axelle&Cie a posé ses valises. Et dedans, il y avait encore quelques petites merveilles. Ce serait dommage de vous en priver ! (Les plus avertis auront remarqué qu’il y a de nouvelles pièces, ce n’est pas du réassort spécial soldes rassurez-vous, c’est pas vraiment le genre de la maison.)

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On sait bien que malgré les chaleurs torrides, vous vous préparez à l’automne, et vous avez raison. Mais même si cette collection est plutôt été, voici quelques astuces pour l’accommoder lors des premiers frimas :

Astuce 1 : la veste Doublette est vraiment un modèle de mi-saison. Avec sa doublure, elle pourra très bien vous accompagner en ce début d’automne.

Astuce 2 : la jupe Poupidou peut se porter avec des collants si l’on a peur d’avoir un peu frisquet. Pour avoir un aperçu de ce que ça donne, Geneviève a fait le test sur les écolopouffes !

Astuce 3 : la blouse Simone, peut se porter en bord de mer avec une menthe à l’eau, mais elle se sent aussi très bien au bureau ! Avec un petit gilet ou une jolie veste en fonction des circonstances, elle pourra vous suivre jusqu’aux premiers grands froids.

Astuce 4 : le dos-nu Nicole est aussi une pièce de soirée, élégante et décontractée. Avec un jean serré, il sera du plus bel effet.

On espère que cela vous fait plaisir et que vous trouverez votre bonheur !

Et dans tous les cas, bientôt, place à la nouvelle collection ! Car après un an d’existence, on ne va pas s’arrêter en si bon chemin…


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C’est une idée un peu WTF, de celles qu’on lance comme ça pour rire ou pour rêver et qui deviennent réalité. Ce 28 mai a eu lieu le 1er Fashion Day of Menglon, un événement inédit portant haut les couleurs de la mode ayant pour ambition assumée de convaincre le monde entier que le Diois est véritablement THE NEW PLACE OF FASHION.


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L’objectif ? Faire connaître des créatrices qui oeuvrent dans le coin, permettre les rencontres et les découvertes et surtout, proposer un événement hors du commun où l’on profite des meilleurs choses sur terre : mode, spectacle, apéro, rire, dj-set, vinyles, danse, échanges,…


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C’est au Bocal, haut-lieu de la vie dioise et menglonaise que le Fashion Day a posé ses valises pour cette édition. Un endroit comme on en connaît peu, où le brassage des genre et des gens a toujours été une philosophie. Un lieu qui, hélas, ne sera bientôt plus (mais c’est une autre affaire).


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Ce sont plus de 40 personnalités (non) triés sur le volet qui ont profité d’un défilé présentant les dernières créations Gaëtanne L. et Axelle&Cie en ce printemps-été 2016. Les mannequins, âgés de 2 à 72 ans, étaient à l’image de ceux pour qui nous créons nos produits, grands, petits, jeunes, moins jeunes, foncés ou clairs, et reflétaient l’esprit dans lequel nous travaillons : sans se prendre au sérieux mais avec plaisir et conviction ! Merci à elles et eux !


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Et sans plus vous faire patienter, voici les silhouettes que le public a pu admirer.


Tenue 1 Axelle&Cie Tenue 2 Axelle&Cie Tenue 3 Axelle&Cie Tenue 4 Axelle&Cie Tenue 5 Axelle&Cie Tenue 6 et 7 Axelle&Cie Tenue 6-7 bis Tenue 8 Axelle&Cie Tenue 9 Axelle&Cie Tenue 10 dos Axelle&Cie Tenue 10 face Axelle&Cie Tenue 11 Axelle&Cie Tenue 12 Axelle&Cie


Le réveil sonne, il est 6h. Je me précipite hors de la douche pour éteindre la sonnerie de mon réveil. Trop tard. Damien est pas content. #mondecruel. Le réveil sonne et je suis déjà levé depuis une demi heure. Je me sens comme le lundi matin du bac philo, j’ai peur d’être en retard.

Se préparer

Pour ma part, je suis très matinal. C’est physiologique. Mais quand même. Carburer et être performante à 6h (voir avant souvent), ça demande beaucoup d’énergie. Cela dit c’est très cool car à cette heure-ci le monde t’appartient, pas un bruit, pas un chat (enfin, si, le chat, mais que le chat justement). Et le levé de soleil dont les premiers rayons caressent les vertes prairies et tes cheveux en broussaille fraichement coiffés.

tête du matin

Ce qui est pas évident, quand on est une jeune femme et qu’on fait des jolis vêtements, c’est d’adapter sa tenue à la situation aux aspects plus que contradictoires. Tu vas, en gros, déménager (monter tout ton bazar, t’accroupir, monter sur un tabouret, enfin… tout ça quoi), tu vas attendre dans le froid (à 7h même en été à l’ombre il fait pas très chaud), puis rôtir au soleil (à 10h par contre oui, ça tape sec). MAIS, mais mais mais… tu dois aussi être jolie, élégante, pas too much mais quand même, un peu coiffée, un peu sappée, parce que tu vends pas des poireaux et que si tu ressemble à une loque sur patte (comme cela peut arriver un samedi matin ordinaire), comment tu veux donner envie à qui que ce soit de porter tes vêtements : le processus d’identification, ce qui est est engageant ou pas, tout ça quoi.

Tenue de marché

Évidemment, même en prenant le temps de me donner un peu d’allure, on part tellement en avance que je suis très (très) loin d’être en retard. Les premiers commerçants s’installent tranquillement. Damien m’éjecte de la voiture et je me mets à la recherche inquiète du placier.

 

Le placier

Sur le marché, il y a tout un tas de règles étranges, certaines écrites, d’autres plus implicites. La première c’est qu’il y a deux types de commerçants : les abonnés et les autres. Les abonnés ont une place fixe sur le marché, et ils sont là toute l’année. En théorie ils ont une obligation de présence minimum, mais ça c’est en théorie. Il faut au moins (?) beaucoup d’années de marché pour avoir une place « abonné », et il y a une liste d’attente. Les abonnés doivent être présents sur leur emplacement à 7h30. Je ne suis pas dans cette catégorie (vous vous en doutiez). Les autres doivent être présents à 7h30, parce qu’à cette heure-là les miettes, c’est à dire les places libres, non-attribuées ou non-occupée par les abonnés sont attribuées. Comment ?

Quand tu arrives sur le marché à 7h25, tu dois repérer le placier. C’est lui qui va décider qui se met où et délivrer l’autorisation de déballer. C’est l’angoisse. En général, il n’arrive que vers 7h35, parce qu’il kiffe se faire attendre. Logique. Du coup le mieux c’est de repérer le petit groupe de gens qui papotent tout en regardant en permanence à droite et à gauche. Eux, ils sont comme toi, ils attendent et veulent une place. Ce sont tes copains et en même temps dans les 30 minutes qui viennent ce sont aussi un peu tes concurrents. Parce que vous avez le même objectif : avoir une bonne place. Mais comme tu es toute nouvelle et que tu ne sais pas non plus ce qu’ils vendent (et parce qu’ils sont majoritairement très sympas) le mieux c’est d’être cool. En plus l’un d’entre eux sera peut-être ton voisin.

Placier

Quand le placier arrive, il repère qui est là et qui n’est pas là parmi les abonnés. Puis il rejoint le petit troupeau qui attend. Il serre la pince à ceux qu’il connaît, et commence à se balader partout dans le marché pour distribuer les emplacements. La règle tacite, c’est que quand tu viens depuis plusieurs mois ou années, le placier est sensé être plus sympa et te donner une place plus intéressante. La règle tacite bis, c’est que le placier peut préférer untel ou untel et se montrer plus ou moins clément ou arrangeant. Mais ça c’est une impression bien sûr, je n’ai aucune preuve tangible. Notez qu’à Die cela se passe bien. Récemment, certains placier ailleurs sont tombés pour corruption ! Ça paraît fou mais ce n’est pas rare ni surprenant. Eh oui, payer 10 fois le prix son emplacement peut aider à avoir une bonne place (ou une place tout court). À Die ça se passe bien aussi parce que, hormis peut-être en juillet et août, il y a de la place pour tout le monde et le marché s’agrandit autant qu’il y a de commerçants. C’est un choix de la ville, et c’est plutôt chouette. C’est pas le cas partout, et ça fait que quand tu n’es pas abonné, tu n’es pas sûr d’avoir une place. Tu peux te lever à 5h, préparer tes produits, faire 100 bornes et… faire demi-tour parce qu’on ne t’a pas donné de place. La joie.

uneplace?

Bref, quand tu es nouveau, tu cours après le placier et tu sais pas trop quand tu dois l’ouvrir ou la fermer, quand tu dois dire que tu veux telle ou telle place – parce que, il faut l’avouer, tu ne sais pas vraiment où sont les bonnes places et les très mauvaises places. Ton but est aussi de te faire bien voir la première fois, parce que c’est peut-être ta vie entière sur le marché qui se joue là. Un matin (pas le premier) j’ai eu le tord de lever la main pour candidater sur une place, je me suis sèchement faite jeter par le placier : «Ah non ! Les anciens sont prioritaires. » Aucun ancien n’avait levé la main, personne d’autre ne voulait être là mais c’est comme ça, ça ne rigole pas (et je comprends pas toujours le principe #petitpouvoir). Le premier jour c’était compliqué, premier très gros marché de l’année, on a fait trois fois le tour du marché. Finalement ce premier samedi, j’ai eu une place plutôt chouette, adossée à la cathédrale et au soleil toute la matinée. Mon voisin est sympa. Il a un camion à rôtir les poulets. Ma voisine est cool, elle est maraîchère et vend ses petits pieds de tomates.

Plan 1er marché

 

S’installer

Une fois que tu as ta place, il faut t’installer. En général, et surtout quand tu n’as pas les meilleurs emplacements, tu ne peux pas laisser ta voiture. Et tu as intérêt à te magner pour décharger parce que quand tout le monde est bien installé tu n’es pas sûr de pouvoir ressortir ta voiture.

Et en théorie, tu as une vingtaine de minutes pour monter ton stand avant que les premiers clients potentiels n’arrivent. En théorie.

Moi, je me dépêche, j’essaie de monter mon stand méga vite (merci Damien !). À 8h, je n’ai pas fini (évidemment). Mais il n’y a pas encore trop de monde. On monte les portants, la cabine, je mets la toile sur la cabine, j’installe les petits panneaux, je monte la table. Vite vite, je mets les vêtements sur les cintres un à un, j’essaie de les défroisser (je les ai repassé la veille mais ils ont passé la nuit pliés, Ô rage, Ô désespoir). À 9h, je suis bien en place. Soulagée. C’est beau ! C’est coooooooool !

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Je me prends un café. ///// Bonheur ultime /////

Attendre

Et là, j’attends. J’attends. Je papote avec mon voisin. J’attends. Je papote avec ma voisine. Et j’attends… Bah oui, bah oui, évidemment. Évidemment que les gens normaux ne viennent pas faire le marché à 8h, à cette heure là ils dorment. Évidemment la plupart des gens normaux ne viennent pas acheter des vêtements à 9h. À cette heure là ils font comme moi : ils boivent un café. Et si jamais il y a déjà du monde sur le marché (plus l’été approche et plus les gens se pressent tôt), ce sont surtout des habitués, qui viennent faire leurs courses auprès de leurs producteurs fétiches. Eux, à priori, ne te voient pas. Même s’ils passent devant toi. Du coup je prends plein de photos de mon oeuvre stand, ce qui ne manque pas d’interloquer commerçants et passants.

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En fait, et je m’en rendrais compte après plusieurs semaines d’expérience, le pic d’activité est entre 11h et midi. Et je ne vends (presque) que dans ce laps de temps-là. Incroyable. C’est bon de le savoir, parce qu’entre 8h et 11h, ça peut être TRÈS très long. Surtout quand t’as pas des masses dormi et qu’il fait un peu frisquet. Et que ton voisin est pas sympa. Et que t’es seule. Et qu’il pleut un peu. Et que tu te demandes, vraiment, pourquoi t’es là ?!

Heureusement ce premier samedi ce n’est pas le cas.

 

Vendre

MIRACLE – je vends ! C’est pas la folie, mais c’est bien. Surtout qu’on m’avait prévenu : « Au début tu ne vendra pas, c’est normal il faut se faire connaître. Moi ça a mis des années à démarrer. » Mon dieu misère. Des années c’est long. Donc avec mes deux ventes, je suis bien contente.

Ranger

Vers 13h, les voisins commencent à ranger doucement. C’est l’heure de remballer. Ça va beeeeaaaaauuucoup plus vite que d’installer, d’autant plus que je suis morte de faim et que les potes sont déjà sur la terrasse en face avec le petit blanc et les olives. Ces ingrats ne m’ont même pas attendue.

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Souffler

Il est 14h, on se retrouve pour un pic-nique. Je plane, je suis décalquée, je raconte aux copains. J’ai l’impression qu’on est le soir et en fait, bah c’est normal, ça fait presque 8h de boulot d’affilé, sans désarmer. Ça, le pic-nique avec les potes, je peux le faire parce que je ne vends pas de produits frais. Sinon, je devrais rentre vite vite pour tout remettre au frigo (Dieu merci les vêtements ça ne moisit pas).

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Je me dis qu’on est bien là, que c’est mérité après cette journée, pied-nus dans l’herbe à grignoter les premières fraises de notre maraîcher. Et là, Damien a une super idée : « puisqu’on a tout déjà chargé, pourquoi on ferait pas Saillans demain ? ». Pourquoi ? Parce que je suis fatiguée, parce que dimanche c’est sacré, parce que je veux faire une grasse matinée, parce que si je travaille tous les weekend et toute la semaine après un mois je vais plus y arriver… Et puis, en fait, pourquoi pas allez ! Après tout c’est pas si bête, après tout pour que ça marche il faut bien se donner !

Et puis, après tout, on s’est bien marré.

Progresser

Marché après marché, le stand s’améliore. Un miroir hyper-stylé qu’on me prête (parce qu’une cabine mais pas de miroir c’est bête), des tapis africains achetés lors d’une escapade à Marseille, un panneau descriptif pour éviter les regards perdus, une table Lafuma (Made in France !!!) obtenue par hasard à l’usine… Et que sais-je encore. Grâce à cette magnifique, outre de voir ma pomme en bas à droite (un peu frigorifiée) vous pouvez vous rendre compte de comment, d’une fois sur l’autre et d’une place à l’autre, ce stand extrêmement bien conçu s’adapte, se module, évolue. Instructif n’est-ce-pas ?!

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Avoir sa carte

Peut-être ne le savez-vous pas, mais pour faire le marché, pour avoir le droit de vendre des trucs sur la place publique, il faut une carte spéciale. Qu’il s’agisse de vendre les fruits de ta récolte ou de ta cueillette, des ouvre-boîtes magiques ou des vêtements Axelle&Cie.

Alors je vais sur le site du Service Public, pour savoir comment on procède exactement, légalement. Déjà il faut remplir le formulaire Cerfa 14022*02 (oui tout à fait celui-là même je vous jure) à la Chambre des métiers. Je vous avoue qu’en complétant le papier, j’ai un peu tiqué ; c’est marqué « Demande préalable d’exercice d’une activité commerciale ou artisanale ambulante ». Un instant je me suis vue tenant les rennes, assise sur la banquette en bois à l’avant de ma roulote et sifflotant sur les sentiers du Diois pour vendre des bracelets en macramé. C’était bizarre. Est-ce vers ça que je m’achemine innocemment ?

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À cette « demande préalable », il faut bien-sûr joindre le papier officiel qui dit que je suis une entreprise, une copie de la pièce d’identité (je me la suis faite voler avec tout le reste de mes affaires deux semaines plus tôt, ça commence bien) et deux photos d’identité récente. Récente. Sur les plus récentes (deux ans ?) j’ai les cheveux courts. Sur celles d’avant j’ai quinze ans. Direction le photomaton de l’Inter. « Axelle avoue que tu as toujours rêvé d’y aller, c’est ton jour. » En plus évidemment je suis malade, évidemment j’ai mal dormi et évidemment, j’ai pas le droit de sourire. Sur la photo, la mine est défaite, la couleur du tour de mes yeux s’approche dangereusement du bleu, bref, j’ai l’air d’une jeune commerçante pétillante et épanouie !

 

Je referme, je poste, je croise les doigts, et j’attends. Trois semaines plus tard je suis fébrile : le courrier et arrivé, une grande enveloppe A4 avec le tampon de la CMA de la Drôme. Je l’ouvre soigneusement et… je dois remplir un autre formulaire Cerfa et le renvoyer (oui entreprendre, c’est financer la Poste). Pourquoi on te le dit pas plus tôt qu’il faut aussi remplir ce formulaire ? Je ne saurais jamais.

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Les papiers, c’est toujours absurde. Pour moi.

Je remplis, je poste et j’attends à nouveau trois semaines et là, hourra ! J’ai le papier officiel : le formulaire D1. Le saint Graal ! Après, je recevrais même cette superbe carte. Pas une carte de visite, non, une vrai carte avec ma photo imprimé dedans, une carte en dur comme les cartes de fidélité Carrefour. La. Grande. Classe.

 

Pour info, si un jour il vous prend la même envie de faire le marché, et que vous vous dites que vous pouvez bien essayer une fois pour voir, déballer votre petit stand, et que vous ferez les démarches après (ou pas, on s’arrange quoi). OUBLIEZ. Tout de suite. C’est un coup à ce qu’on te fasse tout remballer directe, payer une amande, rentrer chez toi, subir une humiliation publique au passage. Ça ne rigole pas.

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S’assurer

Il faut une assurance aussi. Et ça ne rigole pas non plus. Certains oublient de la demander. Mais c’est strictement obligatoire et, en fait, assez indispensable. Si ta table tombe sur les pieds de Mamie Ginette qui s’est appuyée dessus. Si Mamie Ginette se fait mal, tu es responsable. Si tu as une assurance c’est bon. Sinon, non seulement tu en as pour cher – très cher, mais en plus tu peux avoir de sérieux ennuis.

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Bricoler

Maintenant à l’attaque.

Ce moment où bricoler n’est pas juste une idée trop cool mais une réalité, où chaque outil représente un danger potentiel, où tu réalises TOUTES LES ÉTAPES à réaliser alors que ça a l’air si simple pourtant. J’ai la chance d’être en colloc dans une ferme où il y a un atelier avec plein d’outils et plein de matériaux à récupérer (ce n’est pas le cas de tout le monde je suis d’accord). Des choses comme des planches en pin et des barres en inox. Ce qui est plutôt cool. Alors on mesure, on coupe à la scie sauteuse (trop bien), on rabote (moi et la raboteuse on n’est pas copains, c’est très lourd et ça peut faire des tranches de jambon avec n’importe quelle partie de ton corps alors j’aime pas), on ponce (j’adooooore poncer).

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L’ingénieux système de penderie démontable.

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Le chantier.

On (enfin Damien) coupe les barres d’inox et ça fait des étincelles ÉNORMES. On (enfin, Damien aussi) fait des petits trous dans les barres. Ça a l’air con dit comme ça mais percer de pare en pare un cylindre métallique à la perceuse, bah en fait c’est pas évident.

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Perçage. La casquette fait tout.

Bref, on se donne, on sue, on est plein de sciure et de poussière. Et en 4 bonnes heures on a tous nos éléments. On monte le tout et…

C’est bancal. Étrangement bancal. Genre en fait ça se balance gentiment de gauche à droite à la moindre pichenette.

Grosse remise en question, grosse angoisse.

Une sombre histoire de contreventement. Il faut un système pour maintenir la structure dans la DIAGONALE. Dingue. Tout s’effondre, je vois déjà ma structure légère et harmonieuse défigurée par un harnachement sauvage du type atèle de genoux pour athlète après rupture des ligaments croisés. Le drame.

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Les courses

Le jeudi matin nous avons un planning de courses gigantesque, entre Valence et Romans. Les listes d’achats sont strictes, ce sera chirurgical. Pour rappel le marché est le samedi et j’ai donc bien l’intention d’avoir terminé pour le surlendemain. C’est ambitieux.

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RETIF. La découverte. Un magasin de professionnel destiné aux… magasins. On trouve tout, absolument tout ce qu’il faut pour tenir boutique, des sacs en papier aux caisses enregistreuses en passant par les présentoirs à bijoux et les fausses charrettes avec pots de fleurs synthétiques pour la déco. Ce lieu est génial (horrible en vrai), et à ce moment là dans ma vie, c’est un peu le paradis. Sacs en kraft recyclés, cintres en bois, papier de soie… je trouve TOUT ce que je ne peux pas trouver en récup ou fabriquer moi-même.

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Castorama. C’est grand, c’est chiant.

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Nouvelle R. La matériauthèque de la Ressourcerie de Romans. C’est comme un Emmaüs sauf qu’on trouve que des matériaux et de quoi bricoler, du carrelage jusqu’à la plomberie et la visserie. C’est absolument génial. En plus de ça on paye ce qu’on veut, en fonction de ce qu’on estime être juste. Pour de la quincaillerie et un mannequin, on m’a même suggéré de baisser mon prix !

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La vieille Usine. Sur les conseils de la Ressourcerie, on y va pour trouver de la toile et de la cordelette. Ce lieu est fabuleux. Que du déstockage et des fins de série de tissus, cuirs, peaux de renard, glands de rideaux, sangles, boutons,… Il faut fouiner surtout quand on vient pour la première fois, mais on repart avec tout ce qu’il faut – à condition d’être flexible sur ce qu’on cherche.

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Emmaüs. Un échec. Damien me trouve quand même un petit tabouret assis debout style industriel du plus bel effet (et qui se révèlera salvateur). Bref, comme quand on y va pour soi, on ne repart jamais les mains vides mais jamais avec ce qu’on est venu chercher non plus.

 

Finaliser

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La joie.

Le vendredi, on se remet à l’atelier. On termine et tout tient, tout est bien. Amen. Je couds une housse de cabine d’essayage en 1h avec une machine qui, bien sûr, décide de délirer complètement au moment où il ne me reste plus que 10 centimètres à assembler (30 minutes pour le tout et 30 minutes pour ces fameux 10 centimètres).

 

On fait les finitions, les petits détails, je termine mes panneaux d’explication, je repasse tous les vêtements, je prépare chaque sac, prévoit du petit matériel. Je joue à Tetris dans la voiture (qui, hélas, ne s’est pas transformée en semi-remorque) en suivant la liste que j’ai dans la tête : les montants en bois les barres en inox les cintres en bois les cintres à pince le tabouret les tréteaux la table la nappe la toile de cabine les vêtements le miroir les panneaux d’explication les tapis le parasol le pied de parasol les sacs en kraft le papier de soie les étiquettes les épingles nourrice le fil les ciseaux l’appareil photo la nappe de pique-nique pour après le marché. Je crois que j’ai rien oublié. Je claque le coffre. Une fois, deux fois, à la troisième c’est la bonne. Tout rentre.

Je rentre.

Il est 20h30.

Je suis fatiguée. Je suis surexcitée.

Je m’attends à ce que tout s’écroule demain, mais demain est un autre jour.


Depuis début octobre, Axelle&Cie a déménagé ! Commencé à Montreuil dans le 93, le projet va s’épanouir à présent dans la Drôme, à Saint-julien-en-Quint.

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L’endroit est splendide, niché au bord de la Sure sur les contreforts du Vercors et à quelques kilomètres de Die – oui oui, la ville de la délicieuse Clairette.

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Dans ce très bel environnement, Axelle&Cie a installé son atelier dans une maison éco-conçue, doucement chauffée aux copeaux de bois et attenante à une ferme bio. Plus d’espace, plus proches d’agriculteurs et d’artisans liés à aux activités d’Axelle&Cie. Ce changement permet au projet de passer une nouvelle étape et de pouvoir se développer dans les meilleures conditions. Les machines reprennent du service en ce moment, et les inspiration pour les prochaines créations ne manquent pas : chaque jour, la nature offre de nouvelles couleurs, de nouveaux paysages.

Atelier Axelle&Cie

Accompagné par le Sensecube à Paris, Axelle&Cie est donc maintenant aussi en Rhône-Alpes, en pleine nature. Une région pleine de rencontres et de dynamiques qui ne pourront qu’enrichir le projet et… agrandir la Compagnie !


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Ça y est presque ! La nouvelle collection est dans les starting-blocks, bientôt dans les bacs, et bientôt sur ce site surtout ! Encore quelques jours et vous pourrez voir les modèles, les commander, et les recevoir pour la rentrée.


 Après la Social Cup, le projet entame aujourd’hui une phase cruciale,

Bannière de la campagne de financement d'Axel&Cie sur Kisskissbankbank

 

la campagne de financement participatif sur Kisskissbankbank !

Il s’agit de collecter 7000 euros, un jolie somme qui permettra de développer l’activité de ce projet fou.


matériel Axel&Cie Pour quoi faire ?

Pour financer le matériel nécessaire à la production des collections Axelle&Cie en quantité suffisante pour répondre à la demande, c’est à dire une imprimante textile (pour imprimer les motifs), une presse à chaud (pour fixer les motifs et repasser) et des marmites de grandes tailles pour la réalisation des teintures végétales. Tout cela est vraiment indispensable !

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